Sauter au contenu

Impact environnemental piscine : pourquoi le bassin naturel fait la différence

Impact environnemental piscine : pourquoi le bassin naturel fait la différence

L'impact environnemental piscine dépend surtout de trois postes : l'électricité de la filtration, les produits de traitement et l'eau consommée. Sur chacun d'eux, un bassin naturel pèse moins lourd qu'une piscine chlorée, à condition d'être bien conçu et entretenu sans chimie. Une piscine, qu'elle soit chlorée ou naturelle, consomme de l'eau, de l'énergie et des matériaux. Mais les différences entre les deux types de bassins sont significatives sur plusieurs dimensions : consommation d'énergie, utilisation de produits chimiques, impact sur la biodiversité et gestion de l'eau.

Piscine écologique empreinte carbone : les chiffres

La piscine écologique empreinte carbone est sensiblement inférieure à celle d'une piscine chlorée sur toute la durée d'exploitation. Côté énergie, une piscine naturelle équipée de pompes basse consommation utilise 300 à 500 kWh par an contre 1 500 à 3 000 kWh pour une piscine chlorée dotée d'une pompe traditionnelle, d'un réchauffeur et d'un système d'électrolyse. Côté produits chimiques, la fabrication du chlore est un processus énergivore qui génère des émissions de CO2 significatives à l'échelle d'un bassin sur 10 ou 20 ans. Les emballages plastiques des produits de traitement constituent aussi un déchet non négligeable. Une piscine naturelle élimine totalement ces postes d'émissions.

Les avantages environnementaux bassin naturel vont au-delà du seul bilan carbone. Sur le plan de la biodiversité, un bassin biologique crée un habitat aquatique local qui accueille des espèces disparues des jardins urbanisés : libellules, amphibiens, insectes aquatiques, oiseaux d'eau. Même un bassin de taille modeste voit cette petite faune s'installer dès sa première saison, pour peu que ses berges soient plantées et qu'aucun produit de traitement ne soit versé dans l'eau. Sur le plan de la gestion de l'eau, une piscine naturelle ne nécessite pas de vidange annuelle, source de consommation majeure pour les piscines chlorées qui doivent renouveler l'eau lorsqu'elle est trop chargée en produits de traitement. L'eau d'un bassin biologique n'est renouvelée que pour compenser l'évaporation estivale, soit 1 à 3 m³ par mois en été. L'impact environnemental piscine naturelle est ainsi nettement inférieur à celui d'une piscine chlorée sur toute la durée de vie du bassin.

Sécheresse : un bassin naturel face aux arrêtés de restriction d'eau

L'eau reste le poste le plus surveillé en été. D'après Service-Public, le site officiel de l'administration, le préfet peut limiter dès le niveau d'alerte le remplissage et la vidange des piscines, durcir ces limites en alerte renforcée, puis interdire en situation de crise le remplissage comme la remise à niveau d'une piscine privée. Ces mesures sont fixées département par département : la plateforme publique VigiEau permet de consulter, à son adresse, les règles qui s'appliquent avant toute mise en eau. Un bassin naturel, qui ne se vide pas chaque année, est moins exposé à ces interdictions qu'une piscine chlorée à renouveler, mais le complément estival d'eau du réseau tombe lui aussi sous le coup des arrêtés.

Construire une piscine naturelle pour un jardin plus vertueux

Opter pour un bassin biologique s'inscrit dans une démarche cohérente de réduction de l'empreinte écologique du foyer. Les matériaux de construction eux-mêmes peuvent être choisis pour minimiser leur piscine écologique empreinte carbone : pierres locales pour les margelles, bois certifié FSC pour les plages, granulats recyclés pour les sous-couches. Une piscine naturelle alimentée par récupérateur d'eau de pluie pour le complément d'eau évaporée représente l'option la plus vertueuse, et la plus sûre en période de restriction. Un bassin vivant attire aussi des prédateurs naturels des larves, ce qui aide à limiter les moustiques dans une piscine naturelle sans insecticide. Ces choix cohérents font de la piscine naturelle un lieu de plaisir autant qu'un engagement concret pour un jardin et un mode de vie plus respectueux de l'environnement.

Publié le - Modifié le

▲